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Un regard sur la restauration

Description Contacts

Des compétences spécifiques au service de la conservation du patrimoine.

​L'atelier a été créé en 1985 en réponse à un besoin du musée des Tissus et du musée des Arts décoratifs mais également dans le cadre de la décentralisation souhaitée de certaines activités, du grand atelier de restauration des Musées nationaux, classées et contrôlées à Versailles. Il fut le premier du genre en France et créé sur le modèle de celui de la Fondation Abegg en Suisse à Riggisberg, près de Berne.

Son équipe, composée de deux restauratrices du patrimoine, diplômées de l'Institut national du patrimoine, gère la restauration des collections et veille aux conditions optimales de conservation et d’exposition des œuvres.

Depuis 1998, ce service de restauration s’est ouvert à l’extérieur et propose son savoir-faire à une clientèle extérieure (particuliers, institutions, musées,…), en respectant une déontologie rigoureuse en matière de conservation-restauration des œuvres.

Installé dans le bâtiment XIXe siècle annexe du musée, au-dessus de quatre étages de réserves conçues pour garantir des conditions optimales de conservation et de stockage, l’atelier occupe sur deux niveaux un espace ouvert de plus de 200 m2.

Les restauratrices peuvent ainsi disposer d’un équipement spécifique adapté au travail sur les pièces de grandes dimensions (table de lavage, table de verre, table aspirante, tables de travail…) et aussi d’un laboratoire séparé pour les opérations de teinture.

Les restauratrices de l’atelier ont pour mission de surveiller l’état physique de la collection du musée et des conditions de conservation ; de restaurer, monter certaines étoffes et mannequiner des costumes en vue d’expositions permanentes ou temporaires ou de prêts ; de conseiller et prescrire en matière de conservation ou présentation des œuvres ; d’encadrer des étudiants restaurateurs (français ou étrangers) afin de compléter leur formation à la restauration sous forme de stage.

Au fil des années, l’atelier est devenu une référence internationale dans le domaine de la restauration et a ainsi encadré et suivi plusieurs générations de restaurateurs spécialisés en textiles.

De plus, grâce à l’ouverture de l’atelier vers les collections extérieures, le musée des Tissus et le musée des Arts décoratifs de Lyon ont ainsi collaboré avec les plus grands musées nationaux comme le musée du Louvre, le musée national du Château de Pau, le musée de Grenoble ou encore le musée des Beaux-Arts de Lyon, mais également avec de nombreux institutions et départements comme la mairie de Thonon-Les-Bains pour la collection du Musée du Chablais ou le département de la Drôme pour la collection du Château de Grignan et enfin avec de grandes collections privées.

Les nombreuses interventions réalisées à l’atelier portent sur une grande variété de textiles comme les tissus d'ameublement (mural ou mobilier), les costumes (anciens ou contemporains), les vêtements et accessoires liturgiques, les fragments archéologiques, les drapeaux, étendards ou bannières, les marionnettes ou poupées…

Avant de réaliser la restauration en elle-même, il est important de souligner que la conservation préventive constitue une étape primordiale dans la vie de l’objet. Elle permet de diminuer les facteurs de dégradation (poussières, insectes, dégâts d’eau, lumière,…), d’intervenir de manière minimale et réversible sur les objets et donc d’éviter par la suite des restaurations lourdes et complexes sur les œuvres.

La conservation préventive passe par le contrôle strict des conditions de manipulation, de conservation et de présentation.

Elle prend en compte le stockage dans des espaces contrôlés et surveillés régulièrement ; les rangements réalisés en composants neutres, adaptés à la nature et aux dimensions des pièces ; les traitements de prévention (désinsectisation par anoxie, dépoussiérage, …) en vue d’un stockage durable ; les présentations en vitrine ou sous verre respectant les conditions optimales de conservation.

L’expérience acquise par l’équipe de l’atelier en matière de conservation préventive au sein du musée lui permet aujourd’hui d’offrir un éventail de conseils personnalisés, adaptés aux demandes externes.

Enfin l’étape de restauration de textiles anciens consiste en plusieurs méthodes de nettoyage, de mise en forme et de consolidation réversibles.

Elle permet de ralentir les dégradations, de protéger et de rendre sa lisibilité à une œuvre tout en respectant son intégrité historique.

Ainsi, une restauration ne doit pas être confondue avec une restitution ou une reconstitution et ne remplace à aucun moment la pièce originale.

Selon la déontologie de l’atelier, la restauration ne peut commencer qu’après une étude approfondie de l’objet, aussi bien historique que technique. Chaque étape de la restauration est donc réfléchie et adaptée à l’état de conservation de l’objet. L’opération de lavage notamment est la plus raisonnée car elle agit de manière physique et irréversible sur le textile. La phase de consolidation fait principalement appel aux méthodes de couture, elle a avant tout pour but de stopper les dégradations observées et ralentir le processus de vieillissement. Elle permet également par le biais de l’ajout (par-dessous ou par-dessus) de support textile, de combler d’éventuels manques et d’améliorer ainsi l’aspect esthétique de l’ensemble. De ce fait, afin de fondre le support ajouté et d’être au plus proche de la couleur originale, chaque support est teint à la teinte désirée. La couture est réalisée généralement à plat, à l’aide de fines aiguilles courbes de chirurgie ophtalmologique et fait appel à des points traditionnels de broderie ou à leurs dérivés, comme le point de Boulogne devenu point de restauration après avoir été retravaillé et adapté en fonction de la fragilité des pièces.

Les matériaux utilisés en conservation-restauration sont dits neutres ; les tissus et fils utilisés sont principalement en fibres naturelles et teints pour certains (comme pour les supports de consolidation) dans la couleur nécessaire.

Enfin, afin de pouvoir identifier et dater les différentes opérations réalisées, chaque intervention fait l’objet d’un rapport contenant toutes les informations relevées durant l’étude, la description de l’œuvre textile et son constat d’état, les étapes de restauration et les prises de vue avant, pendant et après le traitement.

Le travail de restauration nécessitant de la concentration, de la précision et surtout du temps, l’atelier est fermé au public.

Cependant, afin de bénéficier des services proposés par l’atelier de conservation-restauration, il est possible de prendre rendez-vous avec son équipe.

Les consultations et devis sont faits sur demande.

 
Service de restauration et de conservation textile
Vous souhaitez faire restaurer un textile (tissus d'ameublement, costumes civils, vêtements liturgiques et paramentique, fragments archéologiques…)
Véronique De Buhren, restauratrice du patrimoine, responsable
Téléphone : +33 (0)4 78 38 42 18 Courriel : cmVzdGF1cmF0aW9uQG10bWFkLmZy
Catherine Sarramaigna-Petit de Bantel, restauratrice du patrimoine
Téléphone : +33 (0)4 78 38 42 13 Courriel : cmVzdGF1cmF0aW9uQG10bWFkLmZy
Infos utiles Comment venir
Musée des Tissus et musée des Arts décoratifs, 34, rue de la Charité, 69002 Lyon - France Plan d'accès au MTMAD Horaires
Du mardi au dimanche
de 10 h à 18 h

Fermeture les lundis, jours fériés,
dimanches de Pâques
et de Pentecôte
Renseignements
- Téléphone : + 33 (0)4 78 38 42 00
- Télécopie : + 33 (0)4 72 40 25 12
- Mail : info@mtmad.fr
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