Ignorer les commandes du Ruban
Passer au contenu principal
.
Rechercher une oeuvre

Grand Siècle pour une Fabrique en devenir

Description Chefs d'oeuvres Commentaires

​Jusqu’au milieu du XVe siècle, la soierie est en Europe une industrie presque exclusivement italienne. Les fabriques de Palerme, Lucques, Florence, Venise, Bologne et Milan brillent par la perfection de leurs étoffes et l’élégance de leurs dessins. Ces draps d’or, d’argent et de soie, véritables denrées princières, doivent cependant transiter par la ville de Lyon, l’une des plus importantes places d’échanges européennes. Dès 1466, Louis XI fait venir à Lyon des artisans italiens pour organiser une manufacture qui permettrait de capter l’entier bénéfice de ces ventes, jusqu’alors destiné aux marchands étrangers venus du Levant, d’Espagne et bien sûr d’Italie. Mais cette première tentative n’est pas concluante, aussi transfert-il son projet à Tours où il a établi son gouvernement.

Quelques soixante-dix ans plus tard, en 1536, François Ier réamorce ce grand dessein en soutenant Étienne Turquet et Barthélémy Naris, d’origine piémontaise, dans leur projet d’établir à Lyon un atelier de tissage, en accordant des privilèges à leurs ouvriers. Il ordonne également que les matières premières comme les produits manufacturés d’importation passent par la douane lyonnaise. Ainsi, la ville a-t-elle un accès privilégié aux plus belles soies venant d’Italie, de Sicile ou de Perse. Tous ces éléments combinés ont permis la mise en place d’une industrie de la soie à Lyon.

Néanmoins, les premières heures de la soierie lyonnaise sont marquées par l’influence italienne, elle-même inspirée de l’Orient. On y retrouve des compositions ornementales, aux proportions monumentales, d’une grande verticalité, aux couleurs plates, enfermant des éléments floraux et végétaux stylisés comme des feuilles d’acanthe, des fleurs ou des fruits de grenadier. C’est finalement, sous le règne de Louis XIV que la Grande Fabrique lyonnaise se définit et s’émancipe. Le règlement de Colbert en 1667 encadre la production. En effet, dès l’origine, la Fabrique lyonnaise, constituée de tous les corps de métiers nécessaires à la fabrication et à la commercialisation des étoffes, est organisée en de multiples ateliers. Les teinturiers, les tireurs d’or et d’argent, les tisseurs, les marchands sont astreints de respecter ces nouvelles règles, seules garantes d’un niveau de qualité constant et homogène, propre à fonder la réputation de la ville de Lyon. Dès la fin du XVIIe siècle, la ville de Lyon rayonne par ses innovations et sa science de l’ornement, intégrant de nouvelles formules décoratives dont certaines ravivent les antiques routes de la soie.

 

Aucun commentaire

Déposer un commentaire

Les informations qui vous concernent sont destinées exclusivement au Musée des Tissus et musée des Arts décoratifs de Lyon. Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art. 34 de la loi "Informatique et Libertés").
Pour l'exercer, adressez-vous au Musée des Tissus et musée des Arts décoratifs, 34 rue de la Charité 69002 Lyon - France.

Visite interactive
25 Grand Siècle pour une Fabrique en devenir Situer sur le plan du MTMAD
Infos utiles Comment venir
Musée des Tissus et musée des Arts décoratifs, 34, rue de la Charité, 69002 Lyon - France Plan d'accès au MTMAD Horaires
Du mardi au dimanche
de 10 h à 18 h

Fermeture les lundis, jours fériés,
dimanches de Pâques
et de Pentecôte
Renseignements
- Téléphone : + 33 (0)4 78 38 42 00
- Télécopie : + 33 (0)4 72 40 25 12
- Mail : info@mtmad.fr
- www.mtmad.fr
- facebook
- pinterest