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Le musée des Arts décoratifs : histoire lyonnaise d'une collection universelle

Voulu par la Chambre de Commerce pour rappeler combien la production artistique est liée à la performance de l’industrie et à ses innovations, il prend place dans un monument emblématique de Lyon, l’hôtel de Lacroix-Laval, et ses collections ont été constituées par des amateurs généreux et éclairés, acteurs engagés de l’histoire de la ville.

Malgré son ancrage lyonnais incontestable et son lien fort avec l’industrie régionale, le musée des Arts décoratifs est bien un hymne au génie universel. Riche d’une exceptionnelle collection, encore largement méconnue, il permet d’évoquer une évolution de l’histoire du goût, des prouesses techniques et des développements artistiques en Europe, en Orient et en Extrême-Orient, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours. C’est avant tout une institution lyonnaise à vocation universelle, un musée de chefs-d’œuvre à destination du plus grand nombre, une démonstration du génie humain et du perfectionnement de l’industrie.

Avec moins de quatre-vingt-dix ans d’existence, l’institution paraît relativement jeune au sein du paysage muséal européen. Pourtant, sa genèse, ancrée au cœur du XIXe siècle, et les étapes de sa création, combinant initiatives publiques et privées, placent ses fondateurs au rang de précurseurs éclairés.

Un premier musée d’Art et d’Industrie avait ouvert ses portes le 6 mars 1864 au Palais du Commerce. Dès les années 1870, le programme s’avère trop ambitieux et la collection évolue vers une plus grande spécialisation dans le domaine des textiles. Néanmoins, une exposition d’objets d’art est ouverte au public en 1877 et une galerie des Arts décoratifs est inaugurée en 1883.

En 1891, Édouard Aynard (1837-1913), Président de la Chambre de Commerce de Lyon, décide la création du musée historique des Tissus. Une partie des collections d’Arts décoratifs comprenant tableaux, dessins, objets d’art est mise en caisse ou échangée avec les musées de la ville, en particulier le musée des Beaux-Arts de Lyon. Toutefois Aynard, par ailleurs fervent amateur d’art du Moyen Âge et de la Renaissance et membre fondateur de la Société des Amis du musée du Louvre, conserve l’espoir d’ouvrir un musée dédié aux Arts décoratifs. Malheureusement, les conditions nécessaires ne sont pas réunies de son vivant, alors qu’un groupement d’amateurs et de collectionneurs lyonnais, de souche ou de cœur, contribue déjà à rendre le projet possible.

Le 26 juin 1919, Joseph Gillet, Émile Baboin, Camille Roche de la Rigodière, Alexandre Franc, François Férier, Amédée Gonin, Ennemond Morel, Charles Cabaud, Raoul Baguenault de Puchesse et Georges Sabran constituent une Société d’encouragement dédiée au développement des musées de Lyon qui deviendra, en 1926, la Société des amis des musées de la Chambre de Commerce de Lyon (SAM). Ils font ensemble, le 27 janvier 1919, l’acquisition de l’hôtel de Lacroix-Laval. Le 29 juin 1922, les nouveaux propriétaires décident de donner l’immeuble, encore occupé par ses locataires, à la Chambre de Commerce, « en vue de créer à Lyon, un Musée lyonnais des arts décoratifs », à la condition qu’elle accepte de l’administrer et d’en supporter les charges. Cette proposition est validée par l’assemblée consulaire le 29 juin 1922. Elle constitue dans ses budgets une section réservée au musée « qui bénéficiera de toutes les dotations et libéralités affectées à cet objet » et forme une Commission administrative, appelée à veiller à son organisation et à son développement. Les généreux fondateurs, rejoints par Henry Bertrand, sont nommés membres à vie. Joseph Gillet en est le premier président, Amédée Gonin et Camille Roche de la Rigodière, les vice-présidents.

Le 23 novembre 1922, Joseph Gillet, Camille Roche de la Rigodière et Amédée Gonin donnent respectivement une collection de vêtements masculins et féminins du XVIIIe siècle, une chaise à porteurs Louis XV et une collection de damas, brocatelles, velours, soieries brochées, dentelles, points coupés et filets brodés couvrant différentes époques, de la Renaissance au XVIIIe siècle. L’année suivante, Joseph Gillet décède laissant par testament un ensemble prestigieux d’œuvres d’art, parmi lesquelles L’Allégorie du Rhône de Guillaume Ier Coustou, ainsi qu'une somme de cent mille francs destinée à organiser et à embellir la salle dans laquelle seront exposés les objets légués par lui. Deux nouveaux membres entrent dans la Commission administrative du musée : son fils, Paul Gillet, et Charles Damiron. Ce dernier donnera une collection de faïences françaises d’un grand intérêt à laquelle une salle entière est maintenant consacrée. En 1925, le musée reçoit de Camille Roche de la Rigodière le don d’une collection d’armes comprenant cent cinquante-huit pièces et, à titre de dépôt provisoire, des meubles, des tableaux, des tapis, des faïences, des pièces d’argenterie, des tapisseries et des pendules. Le Mobilier national concède également quelques dépôts.

L’administration de ce nouveau musée est identique à celle du musée historique des Tissus et tous deux sont confiés à la même direction, celle d’Henri d’Hennezel. Le musée est inauguré le 20 juin 1925. Les collections provenant de l’ancien musée d’Art et d’Industrie, du musée historique des Tissus, des dons, des legs et des prêts ou dépôts occupent les deux premiers niveaux de l’hôtel de Lacroix-Laval. Louis Pradel, président de la Chambre de Commerce, a rappelé dans son discours l’origine de sa création : « Ce que nous avons cherché, c’est une réalisation répondant à un but plus pratique : la formation du goût. Notre Chambre a toujours estimé qu’un Musée était le complément naturel de l’École à laquelle il se juxtapose en quelque sorte. L’enseignement donné à l’École se perfectionne au Musée ; qui devient ainsi une œuvre d’enseignement permanente. C’est pour répondre à cet objet que notre Chambre de Commerce, dès le début du XIXe siècle, avait songé à créer un Musée relatif aux arts manufacturiers, comme on disait alors. […] Mais les exigences mêmes de la plus importante de nos industries, la soierie, ont, par la force des choses, orienté notre Musée exclusivement vers les tissus, alors que, dans sa conception première, il devait être un musée des arts industriels. Nous ne pouvions en rester là. En dehors de la soierie, d’autres industries d’art ont de tout temps fleuri à Lyon : orfèvrerie d’église, joaillerie, dinanderie, ameublement, ferronnerie, céramique, vitrail, reliure, gravure sur bois. Si quelques-unes de ces industries ont disparu, d’autres sont aujourd’hui plus vivantes que jamais. Nous voulons faire pour elles ce que nous avons fait pour la soierie avec le Musée historique des tissus. C’est pourquoi, reprenant l’idée qui avait inspiré nos prédécesseurs au milieu du siècle dernier, la Chambre de Commerce de Lyon a voulu créer ce Musée lyonnais des arts décoratifs, car Lyon, et nous en sommes fiers, n’est pas seulement une grande cité commerciale ; elle fut de tout temps féconde en artistes. »

En 1927, la Chambre de Commerce décide d’organiser un échange entre ses musées et le musée des Arts décoratifs de Copenhague. Elle « avait en effet décidé précédemment qu’un certain nombre de pièces en double, conservées dans les réserves du Musée des Tissus, pourraient être cédées au musée de Copenhague contre des porcelaines destinées au Musée lyonnais des arts décoratifs ». Henri d’Hennezel et Camille Roche de la Rigodière se rendent au Danemark. Accompagnés du directeur du musée de Copenhague, ils visitent la Manufacture royale de porcelaines et la Manufacture Bing et Grøndahl où ils sélectionnent « une collection de pièces rares et de haute valeur artistique, qui représente la production danoise depuis le milieu du XIXe siècle à nos jours. »

Cette année a également été marquée par la disparition d’Amédée Gonin qui avait désigné par testament la Chambre de Commerce comme légataire universel. Les objets provenant de la succession Gonin ont été répartis entre les étages du musée déjà aménagés et le dernier étage remis en état à cet effet et inauguré l’année suivante. Le 28 novembre 1928, les invités de la Chambre de Commerce ont pu parcourir les vingt-huit salles du musée doté définitivement d’une apparence de riche demeure privée « où s’écoulerait, selon les expressions de M. d’Hennezel, une existence heureuse dans une atmosphère de beauté. »

Entre 1929 et 1954, les dons continuent d’affluer. Le bâtonnier Charles Damiron, auteur du premier ouvrage historique consacré aux faïences de Lyon, possède, à la fin de l’entre-deux guerres, l’une des plus belles collections de majoliques italiennes et de céramiques françaises. Il avait déjà proposé pour l’ouverture du musée vingt plats, dépôt transformé en don dès 1926. Le 24 janvier 1930, il donne au musée cinquante-quatre faïences d’origines diverses, dont Lyon et Nevers, dons complétés par une vingtaine d’autres pièces entre 1931 et 1963. Il est également à l’origine, en 1951, de l’entrée au musée d’une statue bruxelloise du début du XVIe siècle, Saint Georges terrassant le dragon. Ses dons, qui s’égrènent jusqu’à sa mort en 1964 et qui finissent par concerner près d’une centaine de pièces, font de lui l’un des principaux donateurs du musée.

En 1913, François Baverey, industriel et vice-président de la Chambre syndicale des constructeurs d’automobiles de France, dont l’entrée à la Chambre de Commerce suit de peu l’inauguration du Musée lyonnais des Arts décoratif dont la création l’enthousiasme, ne tarde pas à se montrer d’une grande générosité. Il offre, entre 1933 et 1956, plusieurs pièces d’une importance majeure, parmi lesquelles le régulateur de parquet provenant du château d’Ermenonville et une commode, tous deux attribués à Charles Cressent, le bronze à patine brune représentant Hercule et Lichas ou encore l’athénienne en bois sculpté et acier.

L’enrichissement des collections par les acquisitions, les dons et les legs guide la présentation des collections au sein de l’hôtel de Lacroix-Laval.

Le musée des Arts décoratifs tend déjà à recréer, de manière artificielle, une atmosphère de vie domestique au XVIIIe siècle. Il s’éloigne cependant de l’esprit qui a gouverné sa fondation et qui ambitionnait de renouveler la création contemporaine des industries par les meilleurs exemples du passé.

En 1933, le musée des Arts décoratifs accueille les œuvres de Marie-Jeanne-Amélie-Valentine de Chaponay, comtesse de Biencourt, proposées par ses filles en souvenir de leur mère, réalisées par Henry Dasson et Gervais-Maximilien-Eugène Durand.

La perspective des conflits conduit à la fermeture du musée en 1939. Les collections sont alors évacuées, avec celles du musée historique des Tissus, dans le château de Chamousset, puis de Bagnols et enfin à La Bâtie-d’Urfé. Elles reviennent à Lyon en juillet et octobre 1945.

Le musée rouvre ses portes le 12 mai 1947, sous l’impulsion de son nouveau conservateur, Robert de Micheaux, nommé en 1946. La modernisation et l’agrandissement de l’hôtel de Villeroy par la construction d’un bâtiment le réunissant à l’hôtel de Lacroix-Laval ont permis de renouveler la présentation des collections. Les costumes et les dentelles jusqu’alors abrités par le musée des Arts décoratifs ont rejoint le musée historique des Tissus, libérant de nombreux espaces.

Pendant près de trente ans, jusqu’en 1973, Robert de Micheaux a perpétué l’œuvre de son prédécesseur, Henri d’Hennezel, tout en se faisant l’artisan d’une présentation encore enrichie par de nombreux dons et legs aussi généreux qu’exceptionnels. Sa passion pour le XVIIIe siècle lui a donné le goût de créer un véritable musée d’ambiance où les objets exposés s’harmonisent avec leur cadre. Et c’est sous cette forme que, depuis sa réouverture en 1947, il n’a cessé de s’offrir aux publics. Les boiseries qui revêtent certaines salles et qui proviennent d’hôtels particuliers du XVIIIe siècle renforcent cette impression, comme l’ensemble provenant de l’hôtel de Juys, rue du Plat, acheté en 1943, ou les lambris du salon de l’hôtel de Regny, rue Puits-Gaillot, déposé par le musée des Arts décoratifs de Paris en 1987.

En 1949, Madame André Perrin donne un ensemble étonnant de marqueterie de paille des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles qui constitue l’un des fleurons de la collection. Au mois de mars 1954, le musée bénéficie de l’important legs de Victor Audras, comprenant près de cent quarante pièces, notamment deux consoles estampillées Charles Topino, une pendule aux oiseaux chanteurs, une paire de vases Ming et une très exceptionnelle collection de pierres dures chinoises.

En 1954, Henriette Bardey, fille de l’artiste Jeanne Bardey, désigne la Chambre de Commerce comme légataire universel pour qu’elle hérite de tous ses biens, meubles et immeubles. À sa mort, en 1960, le musée s’enrichit du fonds d’atelier – sculptures, peintures et dessins – et des collections d’art ancien de Jeanne Bardey. Cette dernière, née à Lyon en 1872, épouse Louis Bardey, peintre-décorateur. Elle s’installe à Paris en 1907 et entre tour-à-tour dans les ateliers du peintre François-Joseph Guiguet et du sculpteur Auguste Rodin, dont elle est une des disciples préférées, et l’une des héritières artistiques.

Dès avant la réouverture du musée en 1947, Paul Gillet, le deuxième fils de Joseph Gillet, avait poursuivi l’œuvre de son père en faveur du musée. Il avait constitué une collection d’objets d’art exceptionnelle, notamment de majoliques italiennes, conseillé par son ami Charles Damiron. Il fut nommé à la suite de son père président de la Commission du musée de 1933 à 1966. Ses dons commencèrent en 1935. Ils se succèdent avant la Guerre et après la réouverture du musée en 1947, mais c’est surtout en 1955, en 1956 et en 1959 qu’ont lieu les trois donations de majoliques italiennes heureusement consenties par ce grand mécène, complétée en 1972 et 1973 par le don de quatre nouvelles pièces par Madame Paul Gillet. La collection de majoliques italiennes donnée au musée des Arts décoratifs par la famille Gillet comprend aujourd’hui deux-cent quatre pièces pour la plupart datées du milieu du XVe siècle à la fin du XVIe siècle. Elle est une des plus prestigieuses collections internationales dans ce domaine. Paul Gillet est également à l’origine du don, en 1957, d’un important ensemble de bronzes et d’émaux du Moyen Âge et de la Renaissance provenant de la collection Blanchet et, en 1961, d’un tondo florentin, autrefois attribué à Cosimo Rosselli, appartenant à l’ancienne collection Aynard.

Edmond Gillet, le fils aîné de Joseph Gillet, décède en 1931, trop jeune pour avoir eu le temps de concéder de grandes libéralités au musée. Il avait fait construire au 39, boulevard des Belges un hôtel aujourd’hui démoli dont le grand salon était orné d’une suite de tapisseries de Bruxelles du XVIIIe siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, sa veuve s’établit à Paris et prend la décision de donner au musée, en mémoire de son mari, La Fête des moissons, grande tapisserie dans le goût de David Teniers.

Charles Gillet, le plus jeune des trois fils, bien qu'ayant quitté Lyon définitivement en 1930, donne des faïences de Deruta et de Nevers, le Réveil de l’Amour de Louis-Félix Delarue et le grand cabinet en ébène sculpté de scènes mythologiques.

Madame Henry Balay, née Marguerite Gillet, fille aînée de Joseph Gillet, donne en 1950 deux peintures attribuées à Giovanni Paolo Panini.

À l’exemple des nombreuses libéralités faites par sa famille, Robert Gillet, fils de Charles Gillet et ambassadeur de France en Espagne, donne, en 1990, avec réserve d’usufruit, deux peintures à l’huile de Michel-Barthélémy Ollivier représentant des vues de l’Île-Barbe.

Comme la famille Gillet, la famille Baboin et Baboin-Jaubert compte parmi les mécènes les plus déterminants du musée des Arts décoratifs. Émile Baboin, l’un des membres fondateurs du musée, fait don au musée de nombreux chefs-d’œuvre  comme la série des sièges portant l’estampille du menuisier en sièges lyonnais Pierre Nogaret, des éventails et les médaillons en marbre blanc sculptés par Joseph Chinard en 1788. C’est au second de ses fils, Henry Baboin-Jaubert, que le musée est redevable du fameux legs Baboin-Jaubert, comprenant des meubles, des sièges, des pendules, des tableaux, notamment celui de Giambattista Tiepolo, et plusieurs porcelaines et faïences ainsi que l’étonnante fontaine à parfum faite d’un vase en porcelaine de Chine monté sur bronze doré et complété de porcelaine de Saxe.

En 2010, le legs de Mademoiselle Marie-Thérèse Baboin-Jaubert a fait entrer dans les collections le portrait peint par Corneille de Lyon de l’ancienne collection Aynard, et Christian Baboin-Jaubert a concédé le don de deux importants livres d’heures flamands et d’un ensemble d’émaux exceptionnels, dont certains portent la signature de Jacques Ier Laudin.

À ces dons et legs fondateurs s’ajoutent encore ceux qui, plus ponctuellement, sont venus compléter, par des chefs-d’œuvre, la richesse des collections. En 1934, la famille Cambefort contribue à l’accroissement du fonds, notamment avec l’ensemble précieux de porcelaines de Saint-Cloud. En 1981, Madame Édouard Robert fait don de la collection très importante d’art asiatique constituée par son époux. En 1984, Monsieur et Madame Charles Vincens-Bouguereau donnent la paire de cabinets attribués à Louis-Alexandre Bellangé.

En 2011, deux dons exceptionnels ont complété les collections occidentales et japonaises. Le premier a été concédé par Philippe Desgaultières. Il s’agit d’un remarquable régulateur de parquet, orné d’une marqueterie de frisage en bois exotiques et de bronzes dorés, estampillé François Goyer, dont le mouvement est signé de Jean Arsandaux. Le second est un meuble d’appui à abattants japonais de la fin du XIXe siècle donné par Bruno Lacroix.

Les dons et legs ont été régulièrement complétés par des acquisitions, elles-mêmes souvent rendues possibles grâce aux donateurs qui ont associé des dotations en argent aux objets qu’ils cédaient au musée. Sur les arrérages des legs Gonin et Bardey, par exemple, a été acquise la réduction par Nicolas Delacolonge du Monument équestre de Louis XIV de Martin Desjardins, Nicolas et Guillaume Ier Coustou, qui ornait la place Bellecour et qui fut détruit en 1792. Une importante souscription publique a permis l’acquisition en 1978 du clavecin signé de Pierre Donzelague, daté de 1716. Le Fonds régional d’acquisition des musées a contribué également à l’acquisition d’œuvres remarquables, comme l’ensemble de boiseries peintes illustrant Les Métamorphoses d’Ovide ou des pièces d’orfèvrerie contemporaine.

Dans les années 1990, le musée des Arts décoratifs, riche d’un important ensemble d’orfèvrerie du XVIIe au XIXe siècle, a cherché à compléter ses collections avec la création contemporaine. Le choix opéré par Guy Blazy, conservateur en chef des musées des Tissus et des Arts décoratifs de 1994 à 2006, a permis d’inaugurer le 7 novembre 1997 une nouvelle salle. Le fonds d’orfèvrerie contemporaine est composé d’une centaine d’objets, rassemblés en trois ans seulement, de 1995 à 1997. Pour acquérir ces œuvres, le conservateur a su mobiliser des fonds privés et publics, convaincre le Fonds national d’Art contemporain de concéder plus d’une vingtaine de dépôts et susciter des dons dont plus de la moitié émanent généreusement de la Société des amis des musées.

Infos utiles Comment venir
Musée des Tissus et musée des Arts décoratifs, 34, rue de la Charité, 69002 Lyon - France Plan d'accès au MTMAD Horaires
Du mardi au dimanche
de 10 h à 18 h

Fermeture les lundis, jours fériés,
dimanches de Pâques
et de Pentecôte
Renseignements
- Téléphone : + 33 (0)4 78 38 42 00
- Télécopie : + 33 (0)4 72 40 25 12
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